Le Blog du Pôle International

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mardi 2 septembre 2008

Suite à la reconnaissance par la Russie de l’indépendance des régions géorgiennes séparatistes d’Ossétie du Sud et d’Abkazie, le Mouvement des Jeunes Socialistes condamne l’attitude du Président Dimitri Medvedev et du Premier Ministre Vladimir Poutine. Le Président Saakachvili en se servant des armes du nationalisme et en s’adossant systématiquement aux Etats-Unis a mis son pays en situation délicate.

Conscient que l’intervention armée déclanchée par la Russie, en représailles des opérations militaires géorgiennes - conduites sur le sol géorgien - en Ossétie du Sud, a pour but de déstabiliser un peu plus le Caucase et plus particulièrement la République de Géorgie. Le Mouvement des Jeunes Socialiste rejette le recours à l’OTAN comme unique source de protection des pays frontaliers de la Russie et appelle l’Union Européenne à affirmer sa détermination dans la protection des démocraties issues de l’effondrement de l’URSS.

L’ensemble des pays de l’Union Européenne doit se mobiliser diplomatiquement et agir afin de sécuriser ces zones représentant un intérêt stratégique et politique pour la paix en Europe. La présence de la Russie au sein des institutions internationales ainsi que la qualité de ses engagements internationaux sont aujourd’hui remis en cause par le non respect de l’accord de cesser le feu.

Le Mouvement des Jeunes Socialistes apporte son soutien à l’Union des Jeunes Socialistes de Géorgie dans son combat pour la démocratie et la sauvegarde de l’intégrité territoriale géorgienne.

A l’heure où l’engagement français en Afghanistan fait l’objet d’un débat médiatique suite à la mort de dix militaires français dans une embuscade à l’est de Kaboul, le Mouvement des Jeunes Socialistes demande que lors du débat à l’Assemblée Nationale le rôle des soldats français déployés sur ce théâtre d’opération soit redéfini. En effet, il apparaît aujourd’hui de façon de plus en plus criante que la France ne participe plus à de simple opérations de maintien de la paix mais est engagée dans une guerre qui ne veut pas dire son nom.

Le MJS s’inquiète du niveau d’équipement et de sécurité de nos forces armées déployées dans ce pays. Nous n’acceptons pas que de très jeunes citoyens français soient exposés en raison de la faiblesse des investissements et des contraintes budgétaires.

Plus généralement notre présence en Afghanistan ne saurait se justifier ni par les expressions de « guerre contre le terrorisme » ou de « combat pour la liberté » reprises à tout va par les responsables de la majorité ; ni par la logique d’alignement atlantiste du chef de l’état. Cet engagement militaire nécessite une explication et une justification discutée et votée au Parlement qui prenne en compte nos intérêts stratégiques et politiques à l’échelle de la nation et de l’Europe tout entière. Seule cette discussion et ce débat permettront de confirmer notre présence ou de nous retirer de ce conflit.

jeudi 27 mars 2008

Le MJS condamne la répression policière chinoise au Tibet et appelle le gouvernement français à une politique étrangère cohérente

Le Tibet vit depuis plusieurs décennies sous une occupation chinoise qui détruit peu à peu la culture tibétaine et oppresse le peuple tibétain. Depuis le déclenchement des manifestations à Lhassa et dans d’autres villes de la région autonome du Tibet et des provinces du Qinghai et du Sichuan contre les intérêts chinois, le gouvernement chinois procède à une répression employant tous les moyens militaires et civils y compris l’emploi d’armes à feu. Le Mouvement des Jeunes Socialistes condamne cette répression qui répond à une aspiration légitime d’autodétermination du peuple tibétain. Si les violences ne peuvent qu’empirer la situation des tibétains eux-mêmes, la colonisation culturelle et militaire des chinois sur ce pays est inacceptable. La politique étrangère française et européenne vis-à-vis de la Chine ne doit plus se faire seulement selon des intérêts économiques individuels, elle doit être cohérente avec les valeurs que nous défendons.

Le Mouvement des Jeunes Socialistes soutient les revendications du gouvernement tibétain en exil. Nous appelons à des négociations entre le pouvoir chinois et les représentants en exil du peuple tibétain et à une solution transitoire d’autonomie réelle du Tibet au sein de la République Populaire de Chine.

mercredi 27 février 2008

Le Mouvement des Jeunes Socialistes s’élève contre la répression conduite par les forces de police de Paul BIYA au Cameroun à l’encontre des manifestants camerounais opposés à la modification de l’article 6.2 de la constitution visant à empêcher le Président de se représenter aux élections de 2011. Ce rassemblement, du samedi 22 février, à l’initiative du Front Social Démocratique (SDF), parti d’opposition membre de l’Internationale Socialiste, avait pour but de manifester pacifiquement contre cette modification établissant de fait une présidence à vie.

La police a tiré à balles réelles à Douala dans le sud du pays et y a tuée deux personnes. Il y aurait également une dizaine de mort dans le nord du pays à Bafoussam suite aux affrontements liés à la grève des transports déclenchée lundi 25 février.

Le Mouvement des Jeunes Socialistes condamne également la fermeture de la chaine de télévision EQUINOXE TV suite à la décision de Jean-Pierre BIYITI BI ASSAM, Ministre en charge de la Communication de Paul BIYA.

A l’heure où le Tchad et la Centrafrique s’enfoncent dans l’instabilité, le Cameroun en raison de la dictature de Paul BIYA risque à son tour de basculer dans la violence et d’entrainer l’ensemble de l’Afrique Centrale dans cette chute.

Le Mouvement des Jeunes Socialistes appelle Nicolas SARKOZY à se souvenir de ses promesses de campagnes et à changer de politique en Afrique pour permettre à la démocratie de s’installer car seul ce moyen permettra de mettre fin aux violences. Une fois de plus, la France doit cesser de soutenir des Présidents corrompus au seul prétexte, néocolonial, qu’ils lui sont acquis.

mardi 19 février 2008

Au début de l’entrée dans Ndjamena des forces rebelles, le Président Idriss Déby Itni a fait procéder à l’arrestation de trois opposants démocratiques à son régime afin de renforcer sa dictature sur le peuple tchadien. Ibni Oumar Mahamat Saleh, secrétaire général du PLD (Parti pour les Libertés et le Développement) et porte-parole de la coalition démocratique, Lol Mahmat Choua, ancien Chef d’Etat et Ngarlejy Yorongar, député fédéraliste, n’ont pu être enlevé sans l’ordre direct d’Idriss Déby Itni, il ne s’agit donc pas comme le dit le gouvernement Tchadien d’un enlèvement par les rebelles mais bel et bien d’une arrestation secrète et illégitime. Lol Mahmat Choua, a été « retrouvé » par le pouvoir tchadiens vendredi 15 février mais est toujours invisible en raison des séquelles physiques laissées par un interrogatoire musclé de la part du pouvoir tchadien. Nous sommes toujours sans nouvelles des deux autres disparus.

Le Mouvement des Jeunes Socialistes, condamne l’emploi à plusieurs reprises par Bernard Kouchner, Ministre des Affaires Etrangères, du qualificatif de légitime à propos du Président Idriss Déby Itni et déplore le manque de réaction de la République Française face à ces enlèvements. Le silence du Quai d’Orsay et de l’Elysée est d’autant plus coupable que les services secrets français auraient, lors de l’exil de 48h dans le nord du Cameroun du Président Tchadien pendant les combats dans la capitale, interrogé les trois leaders avant de les remettre au pouvoir tchadien. De plus, lors de la bataille autour du palais présidentiel, les forces françaises seraient intervenus directement en utilisant un corridor d’évacuation des expatriées internationaux, l’avenue Charles de Gaulle laissée libre par les rebelles sur demande française, pour faire pénétrer et intervenir des forces susceptibles de repousser l’assaut sur le palais présidentiel. Lors de cette bataille, les blindés tchadiens étaient déjà en feu et donc incapables de défendre le palais présidentiel comme cela nous a été présenté.

Le gouvernement français a outrepassé les accords militaires entre la France et le Tchad. Par ces actions, la France se marginalise un peu plus encore aux yeux des tchadiens et des gouvernements européens engagés dans le cadre de l’Eufor Tchad-RCA.

Le MJS s’insurge contre ces interventions et contre le néocolonialisme qui consiste à installer et maintenir des dictateurs (Paul Biya au Cameroun, Omar Bongo au Gabon, Idriss Déby Itni au Tchad, ...) au pouvoir au lieu d’appuyer des alternatives démocratiques comme peut l’incarner le PLD d’Ibni Oumar Mahamat Saleh au Tchad. Si la prise de pouvoir des rebelles n’était pas souhaitable compte tenu des connections avec le Soudan et de l’instabilité de cette alliance, le fait de maintenir un peu plus encore un dictateur corrompu et criminel ne peut que déstabiliser un peu plus l’ensemble de la région et discréditer la France dans cette région du monde.

Le Mouvement des Jeunes Socialistes demande l’ouverture d’un débat au parlement autour du conflit actuel au Tchad et de la politique françafricaine pour mettre fin au néocolonialisme politique et économique.