Le Blog du Pôle International

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jeudi 27 mars 2008

Le MJS condamne la répression policière chinoise au Tibet et appelle le gouvernement français à une politique étrangère cohérente

Le Tibet vit depuis plusieurs décennies sous une occupation chinoise qui détruit peu à peu la culture tibétaine et oppresse le peuple tibétain. Depuis le déclenchement des manifestations à Lhassa et dans d’autres villes de la région autonome du Tibet et des provinces du Qinghai et du Sichuan contre les intérêts chinois, le gouvernement chinois procède à une répression employant tous les moyens militaires et civils y compris l’emploi d’armes à feu. Le Mouvement des Jeunes Socialistes condamne cette répression qui répond à une aspiration légitime d’autodétermination du peuple tibétain. Si les violences ne peuvent qu’empirer la situation des tibétains eux-mêmes, la colonisation culturelle et militaire des chinois sur ce pays est inacceptable. La politique étrangère française et européenne vis-à-vis de la Chine ne doit plus se faire seulement selon des intérêts économiques individuels, elle doit être cohérente avec les valeurs que nous défendons.

Le Mouvement des Jeunes Socialistes soutient les revendications du gouvernement tibétain en exil. Nous appelons à des négociations entre le pouvoir chinois et les représentants en exil du peuple tibétain et à une solution transitoire d’autonomie réelle du Tibet au sein de la République Populaire de Chine.

mercredi 27 février 2008

Le Mouvement des Jeunes Socialistes s’élève contre la répression conduite par les forces de police de Paul BIYA au Cameroun à l’encontre des manifestants camerounais opposés à la modification de l’article 6.2 de la constitution visant à empêcher le Président de se représenter aux élections de 2011. Ce rassemblement, du samedi 22 février, à l’initiative du Front Social Démocratique (SDF), parti d’opposition membre de l’Internationale Socialiste, avait pour but de manifester pacifiquement contre cette modification établissant de fait une présidence à vie.

La police a tiré à balles réelles à Douala dans le sud du pays et y a tuée deux personnes. Il y aurait également une dizaine de mort dans le nord du pays à Bafoussam suite aux affrontements liés à la grève des transports déclenchée lundi 25 février.

Le Mouvement des Jeunes Socialistes condamne également la fermeture de la chaine de télévision EQUINOXE TV suite à la décision de Jean-Pierre BIYITI BI ASSAM, Ministre en charge de la Communication de Paul BIYA.

A l’heure où le Tchad et la Centrafrique s’enfoncent dans l’instabilité, le Cameroun en raison de la dictature de Paul BIYA risque à son tour de basculer dans la violence et d’entrainer l’ensemble de l’Afrique Centrale dans cette chute.

Le Mouvement des Jeunes Socialistes appelle Nicolas SARKOZY à se souvenir de ses promesses de campagnes et à changer de politique en Afrique pour permettre à la démocratie de s’installer car seul ce moyen permettra de mettre fin aux violences. Une fois de plus, la France doit cesser de soutenir des Présidents corrompus au seul prétexte, néocolonial, qu’ils lui sont acquis.

mardi 19 février 2008

Au début de l’entrée dans Ndjamena des forces rebelles, le Président Idriss Déby Itni a fait procéder à l’arrestation de trois opposants démocratiques à son régime afin de renforcer sa dictature sur le peuple tchadien. Ibni Oumar Mahamat Saleh, secrétaire général du PLD (Parti pour les Libertés et le Développement) et porte-parole de la coalition démocratique, Lol Mahmat Choua, ancien Chef d’Etat et Ngarlejy Yorongar, député fédéraliste, n’ont pu être enlevé sans l’ordre direct d’Idriss Déby Itni, il ne s’agit donc pas comme le dit le gouvernement Tchadien d’un enlèvement par les rebelles mais bel et bien d’une arrestation secrète et illégitime. Lol Mahmat Choua, a été « retrouvé » par le pouvoir tchadiens vendredi 15 février mais est toujours invisible en raison des séquelles physiques laissées par un interrogatoire musclé de la part du pouvoir tchadien. Nous sommes toujours sans nouvelles des deux autres disparus.

Le Mouvement des Jeunes Socialistes, condamne l’emploi à plusieurs reprises par Bernard Kouchner, Ministre des Affaires Etrangères, du qualificatif de légitime à propos du Président Idriss Déby Itni et déplore le manque de réaction de la République Française face à ces enlèvements. Le silence du Quai d’Orsay et de l’Elysée est d’autant plus coupable que les services secrets français auraient, lors de l’exil de 48h dans le nord du Cameroun du Président Tchadien pendant les combats dans la capitale, interrogé les trois leaders avant de les remettre au pouvoir tchadien. De plus, lors de la bataille autour du palais présidentiel, les forces françaises seraient intervenus directement en utilisant un corridor d’évacuation des expatriées internationaux, l’avenue Charles de Gaulle laissée libre par les rebelles sur demande française, pour faire pénétrer et intervenir des forces susceptibles de repousser l’assaut sur le palais présidentiel. Lors de cette bataille, les blindés tchadiens étaient déjà en feu et donc incapables de défendre le palais présidentiel comme cela nous a été présenté.

Le gouvernement français a outrepassé les accords militaires entre la France et le Tchad. Par ces actions, la France se marginalise un peu plus encore aux yeux des tchadiens et des gouvernements européens engagés dans le cadre de l’Eufor Tchad-RCA.

Le MJS s’insurge contre ces interventions et contre le néocolonialisme qui consiste à installer et maintenir des dictateurs (Paul Biya au Cameroun, Omar Bongo au Gabon, Idriss Déby Itni au Tchad, ...) au pouvoir au lieu d’appuyer des alternatives démocratiques comme peut l’incarner le PLD d’Ibni Oumar Mahamat Saleh au Tchad. Si la prise de pouvoir des rebelles n’était pas souhaitable compte tenu des connections avec le Soudan et de l’instabilité de cette alliance, le fait de maintenir un peu plus encore un dictateur corrompu et criminel ne peut que déstabiliser un peu plus l’ensemble de la région et discréditer la France dans cette région du monde.

Le Mouvement des Jeunes Socialistes demande l’ouverture d’un débat au parlement autour du conflit actuel au Tchad et de la politique françafricaine pour mettre fin au néocolonialisme politique et économique.

mercredi 6 février 2008

Participez à la classe d'hiver organisée par ECOSY et le PSE !

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mardi 15 janvier 2008

Résolution adoptée en Conseil National le 12 janvier 2008

À l’heure ou les relations entre l’Iran et les États-Unis connaissent une nouvelle crispation avec la rencontre entre des bâtiments de la marine américaine et des vedettes des gardiens de la révolution iranienne, la communauté internationale ne doit pas laisser au seul dialogue bilatéral entre les USA et l’Iran le soin de résoudre la crise iranienne. Les déclarations intempestives du gouvernement américain, stigmatisant le régime iranien, ne font que rassembler la population autour du président.

La volonté iranienne de posséder la technologie nucléaire civile ne peut être condamnée a priori. La mise en place de cette technologie doit impérativement se faire dans les conditions de sécurité qui ne permettront pas de nucléariser militairement un peu plus le Moyen-Orient. La volonté affichée par Mahmoud Ahmadinejad de posséder l’arme atomique ne peut être acceptable dans un contexte d’instabilité de l’ensemble de la région, de conflits multiples et de réduction des arsenaux nucléaires mondiaux.

Tout en refusant de voir l’Iran se doter de l’arme atomique, il nous faut prendre en compte la situation régionale de ce pays et sa situation diplomatique et géostratégique avec les pays présents au Moyen-Orient qui possèdent cette arme (Russie, Chine, Pakistan, Israël, Etats-Unis, Royaume-Uni et France). Vouloir contraindre militairement l’Iran à abandonner son programme serait contreproductif et dangereux pour la stabilité du monde. En effet, adopter une telle solution reviendrait à ignorer le contexte régional et historique de l’Iran.

Nous devons utiliser cette crise nucléaire pour négocier avec l’Iran et l’ensemble des pays de la région des avancées sur le plan des droits humains. En effet, la théocratie iranienne nie depuis son origine les droits humains en pratiquant des exécutions publiques par lapidation ou pendaison. De plus, les arrestations arbitraires pour non-respect du code vestimentaire sont de plus en plus fréquentes pour les femmes et les jeunes. Les droits des femmes concernant leur sexualité sont continuellement bafoués, cela aboutit à un apartheid sexuel. Les droits des personnes homosexuelles sont également bafoués par l’État qui par la voie du président Mahmoud Ahmadinejad nie même l’existence d’homosexuels en Iran lors de son discours devant l’université de Colombia.

La structure institutionnelle iranienne ne fait pas du président Ahmadinejad le seul dirigeant. Cette construction qui permet la tenue d’élections doit être prise en compte lors des négociations, en étant cependant conscient de leurs limites démocratiques. Il nous faut soutenir l’opposition démocratique interne qui au travers notamment des intellectuels et des artistes permet la mise en place d’une alternative au pouvoir actuellement en place et une réintégration de l’Iran sur la scène internationale. Seule cette solution permettra de construire une solution de paix et de stabilité durable pour la région. La question iranienne est également liée au conflit israélo-palestinien et aux troubles entre le Liban et la Syrie. Les solutions à trouver lors des négociations devront donc également prendre en compte ces problématiques comme faisant partie intégrante des volontés de l’Iran de retrouver son importance dans la zone d’influence perse et sur l’ensemble du Moyen-Orient en s’affirmant comme puissance régionale.

L’Organisation des Nations Unies doit conduire les négociations en s’appuyant sur les initiatives existantes entreprises notamment par l’Allemagne, le Royaume-Uni et la France. Le Mouvement des Jeunes Socialistes rejette toute action française ou internationale qui conduirait vers une solution militaire ou un durcissement de la crise actuelle à l’image des déclarations de la diplomatie française fin 2006 et de l’administration américaine suite à la crise du détroit d’Ormuz.